Selon les conclusions préliminaires de l’enquête ouverte en juin dernier par le gouvernement chinois, ces importations feraient l’objet de dumping et causeraient de «graves préjudices» à l’industrie porcine nationale. En conséquence, Pékin appliquera des taxes allant de 15,6 % à 62,4 % sur les importations en provenance de l’Union européenne.
En réaction, le porte-parole de la Commission européenne, Olof Gill, a exprimé son scepticisme face aux accusations de Pékin, tout en réaffirmant l’engagement de la Commission à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les producteurs européens.
Cette décision chinoise intervient dans un contexte de tensions commerciales croissantes: en octobre dernier, l’Union européenne avait imposé des droits pouvant atteindre 45 % sur les véhicules électriques importés de Chine.