Le porte-parole du gouvernement afghan, Zabihullah Mujahid, a accusé le Pakistan d’avoir «bombardé des civils» dans les provinces de Nangarhar et de Paktika.
Islamabad a confirmé avoir visé sept sites le long de la frontière, affirmant cibler des groupes insurgés, dont le Tehrik-i-Taliban Pakistan et une branche de l’organisation État islamique. Le ministère pakistanais de l’Information a présenté ces frappes comme une riposte à deux attaques récentes, dont un attentat à la bombe contre une mosquée à Islamabad il y a deux semaines, qui avait fait 40 morts.
Le Pakistan affirme avoir à plusieurs reprises demandé à Kaboul d’empêcher des groupes armés d’utiliser le territoire afghan comme base d’opérations contre ses intérêts. De leur côté, les autorités talibanes rejettent ces accusations et condamnent les frappes.
Il s’agit de l’épisode le plus meurtrier entre les deux pays depuis les affrontements frontaliers d’octobre dernier, qui avaient fait plus de 70 morts, illustrant une spirale de violence de plus en plus préoccupante entre les deux voisins.