Phu Vinh mise sur les pamplemousses

Phan Anh
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(VOVWORLD) - Dans bien des localités, les autorités ont décidé de restructurer l’agriculture et l’élevage, de façon à en tirer un meilleur parti. C’est le cas de Phu Vinh, une commune de la province méridionale d’An Giang dans laquelle certaines rizières ont ainsi été transformées en vergers, pour le plus grand bénéfice de leurs exploitants.  
Phu Vinh mise sur les pamplemousses    - ảnh 1Tang Tân Hung - Photo Phan Ánh/VOV 

Tang Tân Hung dispose de quatre hectares de terre arable. Initialement, ces quatre hectares étaient des rizières, qui, dans un premier temps, ont été transformées en pâturage. De cette manière, Hung espérait en tirer de meilleurs revenus. Mais il a dû rapidement déchanter…  

« La riziculture, c’est pénible et ça ne rapporte pas grand-chose : un million de dôngs pour 1000m2… Quand vous avez des enfants à scolariser, vous avez forcément du mal à joindre les deux bouts. Cela étant, je dois bien reconnaître qu’avec le pâturage, ce n’est guère mieux », nous avoue-t-il.     

Loin de se décourager, Hung s’est alors initié à la fruiticulture, qui est monnaie courante dans sa région ensoleillée. Et c’est ainsi que début 2013, il a finalement pris la décision de planter des pamplemoussiers sur 3000m2. Bien lui en a pris car trois ans après, il a pu récolter les fruits de son labeur, au sens propre comme au sens figuré puisque pour 25 tonnes de fruits et à raison de 40.000 dôngs le kilo, il a pu empocher un milliard de dôngs. Pari gagné, donc !   

« Honnêtement, les pamplemousses, c’est beaucoup plus pénible que le riz, nous dit-il. Mais bon, ça rapporte beaucoup plus, par contre… Du coup, j’ai réussi à mettre un peu d’argent de côté, et comme ça j’ai de quoi voir venir… »     

De quoi susciter l’admiration de ses pairs, aussi… Hung a été distingué par les autorités provinciales qui, non contentes de voir en lui un modèle de réussite, ont voulu en faire un exemple à suivre. Et c’est ainsi qu’un certain nombre de plantations conçues sur le modèle de celle de Hung ont vu le jour. Quant à Hung, il a endossé le costume d’expert en pamplemousses.  

Lê Thanh Tùng, qui est le vice-président du comité populaire de la commune de Phu Vinh, cite volontiers Tang Tan Hung comme l’exemple type de l’agriculteur entreprenant et opiniâtre, qui n’a pas froid aux yeux. Il faut dire que la reconversion à laquelle s’est livré ce dernier correspond tout à fait aux objectifs de restructuration agricole de la commune, dans laquelle 1300 hectares ont été reconvertis en vergers.

« Les prix du riz sont instables alors ça ne rapporte pas beaucoup, nous explique Lê Thanh Tùng. Pour l’instant, il n’y a pas encore beaucoup de vergers, ici, mais on a bien l’intention d’inciter les gens à araser leurs rizières pour en faire des vergers. Ils ont tout à y gagner ! »   

« Bonne semence fait bon grain et bons arbres portent beaux fruits », nous dit le proverbe, auquel les agriculteurs de Phu Vinh pourraient facilement ajouter « beaux fruits font bonne vie. »…    

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