Aller à la pagode au Nouvel An lunaire, une tradition vivante

Thanh Phuong
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(VOVWORLD) - Bienvenue à ce rendez-vous hebdomadaire!

Examinons tout d’abord les rapports d’écoute récemment reçus!

Juan Carlos Pérez Montero, de Valladolid, en Espagne, a écouté notre émission diffusée le 6 mars, de 19h30 à 20h, sur 11885 kHz, dans de très bonnes conditions (SINPO 45444).

Le même jour, à la même heure et sur cette même fréquence, un autre auditeur espagnol, Erik, qui habite à Saragosse, a déploré une mauvaise réception (SINPO 2/5).

Raphaël Voydis qui réside à Dax, en France, nous a également suivis sur 11885 kHz, du 26 février au 4 mars. Le 3 mars, entre 19h30 et 20h, il constate une très mauvaise réception (SINPO 15151). Les 1er et 3 mars, entre 20h30 et 21h, il n’a pas pu nous écouter dans de bonnes conditions (SINPO respectivement 25121 et 15151). Par contre, selon lui, du 26 février au 4 mars, entre 20h30 et 21h, la fréquence 9730 kHz donnait une très bonne réception (SINPO 4/5, voire 5/5).

Muhammad Aqeel Bashir, de Jhang, au Pakistan, accuse une bonne réception (SINPO 4/5) sur 7285 kHz, le 4 mars, de 13h à 13h30.

Farid Boumechâal, de Batna, en Algérie, fait état d’une réception moyenne (SINPO 3/5) le 1er mars, de 21h à 21h30 sur 7220 kHz.

Merci chers amis pour vos rapports d’écoute et votre fidélité.

Aller à la pagode au Nouvel An lunaire, une tradition vivante - ảnh 1Aux premiers jours de l'an lunaire, la pagode de Tam Chuc (province de Ninh Binh) accueille des milliers de visiteurs. Photo: VOV

À la demande d’un auditeur roumain, Vincentiu Gheorghe, nous voudrions vous parler aujourd’hui de la visite des pagodes au début de l’année lunaire au Vietnam.

Chez nous, cette coutume dépasse largement le simple cadre d’une promenade printanière. Dans l’imaginaire collectif, ce rituel constitue avant tout une quête de sérénité intérieure après une année marquée par les bouleversements et les préoccupations matérielles. Offrir de l’encens et prier devant les statues de Bouddha est ainsi devenu une tradition profondément enracinée, qui maintient le lien entre l’être humain et les valeurs morales de bienveillance et d’harmonie.

Le moment du passage à la nouvelle année, lorsque l’ancien cycle s’achève et que le nouveau commence, est considéré comme particulièrement sacré. Dans la culture vietnamienne et plus largement en Asie orientale, cette période symbolise l’harmonie entre le yin et le yang et le renouveau de toute chose. Après avoir rendu hommage aux ancêtres dans la nuit du Nouvel An, de nombreuses familles se rendent à la pagode dès les premières heures de l’année pour formuler des vœux et trouver un appui spirituel. Le calme des lieux, rythmé par le son des cloches et le parfum de l’encens, offre un espace propice au recueillement et à l’introspection.

Aller à la pagode au Nouvel An lunaire, une tradition vivante - ảnh 2Offrir de l’encens et prier devant les statues de Bouddha est ainsi devenu une tradition profondément enracinée, qui maintient le lien entre l’être humain et les valeurs morales de bienveillance et d’harmonie. Photo: VOV

Dans la société vietnamienne, la pagode joue aussi le rôle d’un véritable conservatoire de la culture. Elle abrite non seulement la foi bouddhiste, mais également la mémoire et l’âme des villages. Se rendre à la pagode en début d’année n’est donc pas seulement un acte religieux individuel: c’est aussi une manière d’exprimer sa gratitude envers les ancêtres, les figures spirituelles et les générations passées. Cette pratique renforce les liens familiaux et transmet aux jeunes générations les valeurs morales et culturelles héritées de leurs aînés.

La philosophie bouddhiste rappelle toutefois que les bénédictions ne dépendent pas uniquement des offrandes matérielles. Selon le principe de causalité karmique, une vie guidée par la bienveillance, l’altruisme et la tolérance produit naturellement de bonnes conséquences. La visite à la pagode devrait ainsi être comprise comme un moment de renouveau intérieur, invitant chacun à abandonner ses mauvaises habitudes et à cultiver la compassion. L’idée selon laquelle «plus l’offrande est grande, plus la prière est efficace» est considérée comme une dérive qui réduit la spiritualité à une forme d’échange matériel.

Les rituels d’offrandes obéissent par ailleurs à des règles précises. Dans la salle principale consacrée au Bouddha, seules les offrandes végétariennes sont autorisées: encens, fleurs fraîches – notamment lotus ou lys –, fruits, riz gluant ou pâtisseries traditionnelles. Les offrandes de viande ou d’alcool sont proscrites dans cet espace sacré et ne peuvent être déposées, le cas échéant, que dans des autels distincts dédiés à des divinités du culte populaire.

Enfin, le respect du lieu passe aussi par la tenue vestimentaire. Les visiteurs sont invités à porter des vêtements simples, propres et discrets. Ainsi, la pratique de la visite des pagodes au Nouvel An lunaire conserve toute sa signification lorsqu’elle s’inscrit dans le respect de la spiritualité, de la culture et des règles culturelles et sociales.

Voilà cher Vincentiu Gheorghe, nous espérons avoir répondu à votre demande.

Avant de vous quitter, nous voudrions vous annoncer que du 12 au 14 mars, de 19h30 à 20h, temps universel, la Voix du Vietnam diffusera ses émissions en français à titre expérimental sur 9840 kHz.

Veuillez nous écouter sur cette fréquence et donnez-nous les détails techniques! Merci de votre aide!

C’est la fin de ce courrier. Rendez-vous mercredi prochain!

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