Qu'est-ce qui attend les cinq nouveaux membres au Conseil de sécurité de l'ONU?

Ba Thi
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(VOVWORLD) - L’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) s’est réunie les 17 et 18 juin pour désigner les cinq nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité pour 2021 et 2022. Elle a finalement élu l’Inde, le Mexique, la Norvège, l’Irlande et le Kenya.    

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Une séance plénière de l'Assemblée générale de l’ONU à New York le 30 septembre 2019. Photo : AFP/AVI

Le Conseil de sécurité, seul organe onusien à pouvoir autoriser l’emploi de la force, a vocation à veiller au maintien de la paix et de la sécurité. Il compte cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni et France) ayant droit de veto, et dix membres non permanents, élus pour deux ans. Il faut savoir en outre que tous les États membres de l’ONU sont tenus d’appliquer ses décisions. 

Du fait de l’influence et du prestige qu’ils confèrent aux pays qui les occupent, les sièges de membres non permanents du Conseil sont très convoités.  

Des défis…

Pour autant, être membre non permanent du Conseil n’a rien d’une sinécure, tant les défis à relever sont importants. Les problèmes viennent d’ailleurs très souvent des luttes d’influences auxquelles se livrent les cinq membres permanents. Dernier exemple en date : la pandémie de Covid-19. La Chine et les États-Unis se sont lancés dans une sorte de joute verbale qui aura eu pour principal effet de neutraliser les autres membres du Conseil et d’empêcher qu’une résolution puisse être adoptée. Mais cette situation n’a rien d’exceptionnel, le consensus n’étant pas vraiment le fort des cinq grands vainqueurs de la Seconde guerre mondiale… En 2019, le Conseil n’a ainsi adopté que 67 résolutions : sa plus faible performance depuis 1991.   

Pour ce qui est des cinq nouveaux membres non permanents, ils auront à plancher sur des dossiers brûlants : du Moyen-Orient à l’Asie du Nord-Est, en passant par l’Afrique, les conflits sont omniprésents. A cela, il faut ajouter le changement climatique et la pandémie de Covid-19, dont les répercussions sont encore difficilement prévisibles, mais qui risque a fortiori de laisser quelques stigmates plus ou moins douloureux… 

… à relever

L’opinion publique veut encore croire que le Conseil de sécurité saura maintenir la paix ou à tout le moins, éviter un conflit d’une grande ampleur. Force est de constater que c’est justement ce à quoi s’emploient les membres non permanents, qui organisent souvent des réunions en présence du secrétaire général de l’ONU, pour tenter d’arrondir les angles. Il n’est pas rare que le Conseil ne parvienne pas à trouver de consensus sur telle ou telle question importante et qu’alors, ses membres non permanents publient des communiqués pour exprimer leurs points de vue. Ils l’ont notamment fait à propos de la colonisation de la Cisjordanie en novembre 2019, ou encore de  la réforme du Conseil, en mai dernier.

Il n’est pas inutile, pour conclure, de rappeler que chacun de ces cinq nouveaux membres non permanents a déjà siégé au moins une fois au Conseil (7 fois, pour l’Inde). Ce sont donc des pays expérimentés, parfaitement à même de contribuer au maintien de la paix et de la stabilité dans le monde.    

                                                                                                                

 

 

 

 

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