Le Premier ministre Pham Minh Chinh. Photo: Lại Hoa/VOV |
Présent à l’occasion, le Premier ministre Pham Minh Chinh a exhorté à concentrer tous les efforts afin d’atteindre l’objectif d’assainir, d’ici 2045, l’ensemble des terres contaminées par les bombes et les mines jusqu’à une profondeur de 0,5 mètre. Il a également insisté sur la nécessité d’accélérer l’application des technologies modernes et la transformation numérique, afin de permettre au Vietnam de maîtriser progressivement les technologies de déminage.
Photo: Lại Hoa/VOV |
Le chef du gouvernement a par ailleurs réaffirmé la volonté du Vietnam de renforcer la coopération internationale, tout en appelant les gouvernements et les organisations internationales à continuer d’accompagner le pays dans ses efforts pour surmonter les conséquences de la guerre, notamment celles liées aux mines et munitions non explosées.
“Nous sommes profondément touchés par l’attention et la solidarité exprimées à l’égard des sacrifices et des pertes subis par notre peuple. Ce soutien constitue un encouragement important et un témoignage de partage et de compassion envers le peuple vietnamien. Le traitement des conséquences des mines et munitions non explosées ne relève pas uniquement de l’action humanitaire, elle rappelle les séquelles durables de la guerre et traduit un engagement en faveur de la paix. Notre position est claire: aucun pays, aucun peuple ne devrait être confronté à la guerre, dont les conséquences se prolongent bien au-delà des conflits”.
Entre 2010 et 2025, le Vietnam a recensé et déminé près de 530.000 hectares de terres contaminées. Les zones encore soupçonnées de pollution par les munitions non explosées couvrent désormais environ 5,57 millions d’hectares, soit près de 17% du territoire national.
Des centaines de tonnes d’engins explosifs ont été neutralisées. Ces efforts ont entraîné une baisse significative des accidents liés aux bombes et des mines laissées par la guerre, plusieurs localités n’enregistrant plus aucun incident depuis de nombreuses années. Parallèlement, des centaines de milliers de personnes ont été sensibilisées aux risques et aux mesures de prévention. Les programmes de dépollution, financés par des aides non remboursables de gouvernements et d’organisations internationales, notamment des États-Unis, du Japon, de la République de Corée, du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Norvège, ont produit des résultats concrets, contribuant à l’amélioration des conditions de vie et au développement socioéconomique du pays.