À la recherche de sa mère biologique: l'histoire épique d'une Franco-vietnamienne…

Thùy Linh
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(VOVWORLD) - Solène Martel a 24 ans. Elle vit à Amiens, en France. Mais c’est au Vietnam qu’elle est née. Elle a en effet été adoptée, alors qu’elle n’avait que quelques mois…Aujourd’hui, elle est en quête de son identité vietnamienne, et notamment de sa mère biologique. Mais le destin est parfois cruel. Outre qu’elle ne dispose que de très peu d’informations sur ses parents vietnamiens, elle doit se battre contre la maladie de Cushing. Elle a en tout cas accepté de se confier à VOVworld. 
À la recherche de sa mère biologique: l'histoire épique d'une Franco-vietnamienne…  - ảnh 1Solène Martel

Je m’appelle Solène Martel, j’ai 24 ans, J’habite à Amiens et j’ai été adoptée à l’âge de 4 mois, à Thái Nguyên. Je l’ai toujours su parce que je ne rassemble pas physiquement à mes parents. De plus, j’ai une sœur adoptive, elle aussi vietnamienne, qui a 4 ans plus que moi. Du coup, quand j’avais 3 ans, on est retournée au Vietnam pour ses 10 ans et pareil quand j’avais 5-6 ans.

VOVworld: Qu’est ce qui vous pousse à vouloir retrouver votre mère biologique?

Il y a un peu plus d’un an, j’ai été diagnostiqué d’un trouble endocrinien rare qui s’appelle le syndrome de Cushing. Personne n'a su me dire d’où ça venait… Cela dit, il est tout à fait possible que ce soit héréditaire, que ça me vienne donc de mes parents biologiques…  Je voudrais bien savoir si ma mère biologique est également porteuse de cette maladie. Si elle ne l’a pas, c’est génial, tant mieux pour elle, mais si elle l’a, au moins je pourrais la prévenir, parce que c’est vraiment difficile à diagnostiquer. Je serais en tous cas très contente de la retrouver!

À la recherche de sa mère biologique: l'histoire épique d'une Franco-vietnamienne…  - ảnh 2Solène Martel quand elle était petite et sa nourrice

VOVworld: Est-ce que vous progressez dans votre recherche?

Ma mère adoptive n’a jamais rencontré ma mère biologique. La seule source d’information dont j’aurais pu disposer, c’était la nourrice qui m’avait prise en charge après ma naissance… J’ai retrouvé la fille de cette dame sur Facebook, mais malheureusement, ça a été pour apprendre qu’elle venait de décéder… C’est très dur parce que c’était sans doute la personne qui était la plus à même de m’apporter des réponses… J’ai lancé un appel sur les réseaux sociaux. Beaucoup de gens semblent prêts à m’aider mais pour l’instant, je dois bien admettre que ça n’a pas donné beaucoup de résultats… Allez, il faut garder courage!   

VOVworld: Et que pense votre famille adoptive de votre recherche?

Ma mère est très présente. J’en ai parlé très directement avec elle et elle m’a dit qu’elle n’y voyait pas d’inconvénient. Mon père aussi, je pense, même s’il ne l’a pas dit de vive voix. Mais oui, ma famille est toujours là, à côté de moi, dans cette recherche.

À la recherche de sa mère biologique: l'histoire épique d'une Franco-vietnamienne…  - ảnh 3La mère adoptive de Solène Martel (milieu) et sa sœur adoptive vietnamienne (gauche)

VOVworld: Pour conclure cette interview, avez-vous quelques choses à partager?

Je voulais remercier tout d’abord les Vietnamiens qui m’ont aidée dans ma recherche et qui veulent m’aider. Merci à vous tous, les Vietnamiens. J’espère vraiment que nos efforts vont être récompensés. J’ai vraiment hâte de retourner au Vietnam pour approfondir les informations que j’ai pu glaner via Internet… Même si je ne parviens pas à retrouver ma mère biologique, je sais que je pourrais toujours faire de belles rencontres… Le Vietnam est toujours dans mon cœur, c’est quand même mon pays natal... J’aime vraiment beaucoup tous les paysages qui varient beaucoup en fonction des régions. J’adore aussi la nourriture vietnamienne, notamment le bun cha et le bun bo.

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